{"id":4007,"date":"2025-01-19T06:48:56","date_gmt":"2025-01-19T06:48:56","guid":{"rendered":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/?p=4007"},"modified":"2025-01-19T06:49:23","modified_gmt":"2025-01-19T06:49:23","slug":"decouvrez-en-integralite-leditorial-de-jerome-bourbonrendant-hommage-a-jean-marie-le-pen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/?p=4007","title":{"rendered":"D\u00c9COUVREZ EN INT\u00c9GRALIT\u00c9 L\u2019\u00c9DITORIAL DE J\u00c9R\u00d4ME BOURBONRENDANT HOMMAGE \u00c0 JEAN-MARIE LE PEN"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td colspan=\"3\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/mail.google.com\/mail\/u\/0\/images\/cleardot.gif\" alt=\"\"><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><a href=\"https:\/\/rivarol.us8.list-manage.com\/track\/click?u=0b75c2ce5df58bbad56cf5246&amp;id=d5d695bcca&amp;e=4664455920\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><\/a><strong>D\u00c9COUVREZ EN INT\u00c9GRALIT\u00c9 L\u2019\u00c9DITORIAL DE J\u00c9R\u00d4ME BOURBONRENDANT HOMMAGE \u00c0 JEAN-MARIE LE PEN<\/strong><br><br><a href=\"https:\/\/rivarol.us8.list-manage.com\/track\/click?u=0b75c2ce5df58bbad56cf5246&amp;id=8a44e4f0bf&amp;e=4664455920\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><\/a>Jean-Marie Le\u00a0Pen (1928-2025)\u00a0: un monument de la droite nationale fran\u00e7aiseCLIN D\u2019\u0152IL DE LA PROVIDENCE\u00a0? \u00a0Jean-Marie Le\u00a0Pen est mort le mardi 7 janvier 2025 \u00e0 midi, \u00e0 l\u2019heure canoniale de l\u2019Ang\u00e9lus, au moment m\u00eame o\u00f9 l\u2019Ex\u00e9cutif et les grands media rendaient solennellement hommage aux victimes de l\u2019attentat contre Charlie Hebdo au nom de la libert\u00e9 d\u2019expression. Or s\u2019il est bien un homme qui, toute sa vie, a exerc\u00e9 son droit \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression, de pens\u00e9e, de critique, de d\u00e9bat, c\u2019est bien le fondateur du Front national, contrairement aux plumitifs de Charlie qui sont d\u2019un total conformisme et qui ne savent que souiller et blasph\u00e9mer, publier des dessins obsc\u00e8nes, orduriers et scatologiques. Cette libert\u00e9 d\u2019expression du Menhir lui a souvent co\u00fbt\u00e9 cher\u00a0: 26 condamnations en justice pour apologie de crimes de guerre, contestation de crimes contre l\u2019humanit\u00e9, provocation \u00e0 la haine raciale, \u00ab\u00a0antis\u00e9mitisme insidieux\u00a0\u00bb (sic\u00a0!), homophobie, injures et diffamation raciales. Cette libert\u00e9 de dire ce qu\u2019il pense l\u2019a m\u00eame conduit \u00e0 \u00eatre exclu comme un malfaiteur du mouvement qu\u2019il avait fond\u00e9 et pr\u00e9sid\u00e9 pendant pr\u00e8s de quarante ans par sa propre fille \u00e0 laquelle il avait tout donn\u00e9. C\u2019est que Jean-Marie Le\u00a0Pen n\u2019\u00e9tait pas un simple communicant, un lecteur de prompteur, un homme faisant \u00e9voluer ses positions en fonction des sondages et des sentiments de l\u2019opinion publique, c\u2019\u00e9tait un homme de caract\u00e8re et de conviction, chose tr\u00e8s rare dans la vie, et plus encore dans la vie politique, surtout celle de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies. Il \u00e9tait fait du granit de sa terre natale\u00a0\u2014 ce n\u2019est pas un hasard si ses amis l\u2019ont surnomm\u00e9 le Menhir\u00a0!\u00a0\u2014 contrairement \u00e0 ses adversaires et contempteurs qui sont comparables \u00e0 l\u2019\u00e9mail dont on fait les bidets.<br>Oui, Le\u00a0Pen \u00e9tait fondamentalement un homme libre, sinc\u00e8re et courageux, autant de qualit\u00e9s qui vont g\u00e9n\u00e9ralement ensemble. Il \u00e9tait courageux physiquement et intellectuellement. Et comme il \u00e9tait de surcro\u00eet intelligent et cultiv\u00e9, intuitif et visionnaire, excellent orateur et remarquable d\u00e9batteur, il n\u2019eut pas son pareil pour d\u00e9crire les maux qui frappaient la France, l\u2019Europe et l\u2019Occident, pour avertir des dangers mortels qui pesaient sur notre pays, notre continent, notre civilisation. Sa prescience, sa vista, son intuition \u00e9taient exceptionnelles.<br><br>MAINTENANT qu\u2019il n\u2019est plus l\u00e0, soudain tout appara\u00eet plus clair. Qu\u2019importe aujourd\u2019hui les d\u00e9fauts qu\u2019il a pu avoir, les erreurs qu\u2019il a pu commettre, les reproches parfois fond\u00e9s qu\u2019on a pu lui adresser, il ne fait pas de doute que ce fut un g\u00e9ant, un monument, un homme public, non seulement exceptionnellement dou\u00e9, mais d\u2019une hauteur de vue, d\u2019une finesse d\u2019analyse remarquables sur tous les grands sujets politiques et g\u00e9opolitiques. Oui un g\u00e9ant, surtout si on le compare aux nains, aux minus auxquels il a d\u00fb faire face. Et pourtant ce sont ces m\u00e9diocres, ces mis\u00e9rables, ces vendus qui ont gagn\u00e9 contre lui, souvent dans les grandes largeurs, et qui ont \u00e9t\u00e9 applaudis, acclam\u00e9s, reconduits par le peuple dit souverain. Lorsque Chirac est mort, lui qui fut un des pires politiciens et une des pires crapules qu\u2019on ait eus, un \u00eatre profond\u00e9ment corrompu, soumis aux modes, aux puissants, \u00e0 tous les lobbies malfaisants et qui de surcro\u00eet \u00e9t\u00e9 sous coca\u00efne, non seulement il eut droit \u00e0 un hommage national solennel, \u00e0 une intervention t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e dithyrambique de son successeur \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e, mais le peuple lui-m\u00eame lui manifesta son affection et son estime. Il y eut une foule immense \u00e0 d\u00e9filer devant sa d\u00e9pouille et des badauds admirateurs de cet homme all\u00e8rent d\u00e9poser devant son ultime domicile parisien des fleurs, des bougies et m\u00eame de la bi\u00e8re, boisson pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e du Corr\u00e9zien. Rien de tel pour le Menhir.<br>Le soir m\u00eame de sa disparition, des centaines de gauchistes d\u00e9braill\u00e9s f\u00eat\u00e8rent avec du champagne, des danses, des hurlements, des fumig\u00e8nes et des feux d\u2019artifice sa mort. Ils dans\u00e8rent sur son cadavre encore chaud place de la R\u00e9publique \u00e0 Paris \u00e0 l\u2019appel du collectif Les Inverti-e-s (tout un programme\u00a0!) et du Nouveau Parti anticapitaliste de Poutou et Besancenot qui exhorta \u00e0 l\u2019organisation d\u2019ap\u00e9ritifs g\u00e9ants partout en France pour f\u00eater le d\u00e9c\u00e8s du \u201cfasciste\u201d, du \u201cnazi\u201d. Et c\u2019est ainsi qu\u2019en plus de la capitale, il y eut des sc\u00e8nes de liesse \u00e0 Rennes, \u00e0 Lille, \u00e0 Strasbourg, \u00e0 Lyon, \u00e0 Marseille, \u00e0 Nantes, \u00e0 Toulouse. Pourtant Jean-Marie Le\u00a0Pen n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 au pouvoir. Il n\u2019a jamais dirig\u00e9 un ex\u00e9cutif ni national ni local, pas m\u00eame municipal. Il n\u2019est objectivement pour rien dans les maux dont souffre le pays. Il n\u2019est pas un tyran qui a asservi son peuple. Il a \u00e9t\u00e9 une vigie, un lanceur d\u2019alerte, mais parce qu\u2019il a dit la v\u00e9rit\u00e9, m\u00eame apr\u00e8s sa mort, il doit \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9. On conna\u00eet le proverbe persan\u00a0: \u00ab\u00a0donnez un cheval \u00e0 celui qui dit la v\u00e9rit\u00e9, il en aura besoin pour s\u2019enfuir\u00a0\u00bb.<br>Et maintenant qu\u2019apr\u00e8s avoir si longtemps dit la v\u00e9rit\u00e9, vox clamantis in deserto, accompli sa mission, le Menhir a quitt\u00e9 cette terre, presque centenaire, la haine contre lui, et plus encore contre ce qu\u2019il repr\u00e9sentait, contre les id\u00e9es qu\u2019il incarnait, ne faiblit pas. Elle est toujours aussi vive, aussi violente, aussi incandescente, comme elle l\u2019\u00e9tait au moment du montage de Carpentras en mai 1990 quand la foule brandissait \u00e0 Paris une baudruche du Menhir avec cette inscription \u00ab\u00a0Carpentras, c\u2019est moi \u00bb, qui l\u2019accusait de mani\u00e8re calomniatrice de viol de s\u00e9pulture. Comme elle l\u2019\u00e9tait en mai 2002, pendant la quinzaine de la haine, quand une foule battait le pav\u00e9 en vocif\u00e9rant contre lui, en multipliant les attaques, les insultes voire les appels au meurtre.<br>Ces jeunes et moins jeunes qui laissent \u00e9clater leur joie obsc\u00e8ne et dont on ne sait s\u2019il faut davantage les plaindre que les bl\u00e2mer sont les h\u00e9ritiers des r\u00e9volutionnaires de 1793, des \u00e9purateurs de 1944 et 1945. Au fond c\u2019est toujours la lutte des m\u00eames contre les m\u00eames. Et la R\u00e9publique finit toujours par perp\u00e9trer des horreurs, par n\u2019\u00eatre que cris, vacarme et fureur, par ne vivre que de la loi des suspects et de la Terreur, avec les charrettes de condamn\u00e9s \u00e0 mort, les fusill\u00e9s et les guillotin\u00e9s, les femmes tondues et humili\u00e9es, les hommes captur\u00e9s et tortur\u00e9s. Et quand bien m\u00eame le lynchage n\u2019est que m\u00e9diatique et cathodique, il est d\u2019une puissance infernale, d\u2019une intensit\u00e9 diabolique. Oui, la gauche (une grande partie d\u2019entre elle, tout au moins) ne respecte rien, pas m\u00eame les morts, pas m\u00eame le deuil des proches et amis du d\u00e9funt. Elle a besoin perp\u00e9tuellement d\u2019ennemis \u00e0 ha\u00efr, d\u2019adversaires \u00e0 occire, de cibles \u00e0 d\u00e9truire. Il n\u2019est sur le fond aucune diff\u00e9rence entre les foules qui manifestaient en 2002 avec des pancartes \u00ab\u00a0Plut\u00f4t l\u2019escroc que le facho\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Pour Le\u00a0Pen une balle, pour le FN une rafale\u00a0\u00bb et ces manifestants hilares et avin\u00e9s de ce 7 janvier au soir c\u00e9l\u00e9brant la mort d\u2019un homme. Ce sont ceux-l\u00e0 m\u00eames qui pr\u00e9tendent lutter contre la haine, l\u2019extr\u00e9misme, l\u2019obscurantisme, le totalitarisme qui sont d\u2019un sectarisme effrayant, voire d\u2019une haine homicide. A l\u2019instar de ces r\u00e9publicains espagnols qui d\u00e9terraient les cadavres de pr\u00eatres et de religieuses pour les ex\u00e9cuter symboliquement une nouvelle fois, tellement ils \u00e9taient ivres de haine. L\u2019humanit\u00e9 peut aller tr\u00e8s loin dans la folie, dans l\u2019abjection et dans l\u2019ignominie. Cela a quelque chose de vertigineux.<br><br>CES VOCIF\u00c9RATIONS contre Jean-Marie Le\u00a0Pen n\u2019ont pas lieu d\u2019\u00eatre. Il n\u2019\u00e9tait nullement l\u2019homme haineux qu\u2019ils conspuent et dont ils se r\u00e9jouissent bruyamment du tr\u00e9pas. Le Menhir avait certes des d\u00e9fauts\u00a0\u2014 qui n\u2019en a pas\u00a0?\u00a0\u2014 mais c\u2019\u00e9tait un homme profond\u00e9ment gai et jovial, plein d\u2019esprit et d\u2019humour, qui avait de surcro\u00eet le sens de la formule. Il connaissait par c\u0153ur des milliers de chansons, avec tous les couplets (et dans l\u2019ordre\u00a0!) d\u2019un r\u00e9pertoire extr\u00eamement vari\u00e9, qu\u2019il aimait \u00e0 fredonner, y compris sous la douche. Aujourd\u2019hui bien souvent les gens ne chantent plus et ne prient plus. C\u2019est bien triste. Car le chant donne beaucoup d\u2019entrain et de joie. Non seulement Le\u00a0Pen connaissait des milliers de chants mais \u00e9galement des milliers de vers. Enfant, il apprenait par c\u0153ur chez les j\u00e9suites chaque trimestre 400 vers fran\u00e7ais, 300 vers latins et 100 vers grecs. Il se levait l\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 5 heures du matin, l\u2019hiver \u00e0 6 heures. Tous les jours \u00e0 l\u2019aube \u00e9tait c\u00e9l\u00e9br\u00e9e la messe tridentine. C\u2019est pourquoi Le\u00a0Pen, qui avait une m\u00e9moire prodigieuse, connaissait par c\u0153ur la messe de requiem, les vingt strophes du Dies Irae et le Libera me que l\u2019on chante pendant l\u2019absoute et qu\u2019il entonnait de tout son c\u0153ur lors des fun\u00e9railles c\u00e9l\u00e9br\u00e9es dans le rite traditionnel, ce \u00e0 quoi h\u00e9las il n\u2019a pas eu droit, ses trois filles lui ayant r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9glise de la Trinit\u00e9, o\u00f9 il fut baptis\u00e9 puis enfant de ch\u0153ur, une \u201cmesse\u201d de Paul VI\u00a0!<br>Son immense culture\u00a0\u2014 on devrait parler d\u2019\u00e9rudition\u00a0\u2014 \u00e9tait aussi litt\u00e9raire et historique. C\u2019\u00e9tait un bonheur de l\u2019entendre d\u00e9clamer des vers, des tirades de nos grandes trag\u00e9dies, des po\u00e8mes de Brasillach qu\u2019il aimait tant. Lorsque Gollnisch est all\u00e9 le voir \u00e0 l\u2019Ehpad de Garches, quelques jours avant sa mort, et alors qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s affaibli, presque mourant, il trouve encore la force de lui r\u00e9citer un po\u00e8me de Victor Hugo. C\u2019est \u00e0 peine croyable. Malgr\u00e9 la diminution progressive de ses forces physiques et de sa vigueur intellectuelle, avec le grand \u00e2ge et la maladie, il \u00e9tait encore capable quasiment jusqu\u2019aux derni\u00e8res heures de son existence de r\u00e9citer des po\u00e8mes. Qui peut aujourd\u2019hui faire une chose pareille\u00a0? Rien que pour cela, avec sa mort, on mesure ce que l\u2019on a perdu. C\u2019\u00e9tait un g\u00e9ant, un personnage hors norme, hors du commun. Il faut s\u2019en rendre compte. Dire cela n\u2019est pas le canoniser, c\u00e9der \u00e0 une admiration inconditionnelle, nier ses d\u00e9fauts, ses fautes, ses erreurs et ses faiblesses, c\u2019est seulement reconna\u00eetre ce qui est. Cet homme \u00e9tait exceptionnel. Et cela appara\u00eet encore plus flagrant maintenant qu\u2019il n\u2019est plus de ce monde. Que les \u00e9lecteurs aient pu lui pr\u00e9f\u00e9rer un Chirac, un Sarkozy est tout bonnement insupportable et ne r\u00e9concilie pas avec la d\u00e9mocratie. Le pape Pie\u00a0IX avait tout dit en d\u00e9cr\u00e9tant que le suffrage universel est un mensonge universel.<br>Le\u00a0Pen \u00e9tait \u00e9galement amateur de bons mots, maniait avec dext\u00e9rit\u00e9 l\u2019ironie, le calembour et toutes les figures de rh\u00e9torique. On ne peut recenser ici, faute de place, toutes ses formules piquantes et coruscantes. Nous n\u2019en retiendrons que cinq. Au congr\u00e8s de Tours, en janvier 2011, un journaliste juif s\u2019\u00e9tant plaint de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 bien trait\u00e9 parce que juif, Le\u00a0Pen avait r\u00e9pondu\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c7a ne se voyait ni sur sa carte ni sur son nez\u00a0\u00bb. Lors de la machination de Carpentras, Laurent Fabius, alors pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, avait fait croire, pour en rajouter dans le pathos, que F\u00e9lix Germon, de confession juive, dont le corps avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9terr\u00e9, avait \u00e9t\u00e9 sodomis\u00e9 avec un pied de parasol. Tout \u00e9tait faux. Le Menhir avait alors comment\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque M. Fabius parle d\u2019anus, cela sonne dans sa bouche comme une rime\u00a0\u00bb. Extraordinaire\u00a0! Chirac et Giscard qui, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, avaient voulu cr\u00e9er une structure commune de la droite, l\u2019UPF (l\u2019Union pour la France) avec l\u2019organisation de primaires\u00a0\u2014 d\u00e9j\u00e0\u00a0!\u00a0\u2014 n\u2019avaient finalement pas r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019entendre tellement il y avait d\u2019arri\u00e8re-pens\u00e9es de part et d\u2019autre. Commentant ce divorce et la fin de ce parti mort-n\u00e9, Le\u00a0Pen avait alors d\u00e9clar\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0c\u2019est l\u2019IVG de VGE, c\u2019est l\u2019IVGE\u00a0\u00bb. Alors qu\u2019on l\u2019accuse sempiternellement d\u2019\u00eatre raciste, Le\u00a0Pen d\u00e9clare\u00a0: \u00ab\u00a0Mon personnel de maison est noir, mon cuisinier est noir. Que faut-il que je fasse\u00a0? Que je me marie avec un noir, homosexuel et sida\u00efque\u00a0?\u00a0\u00bb Enfin, interrog\u00e9 sur les cr\u00e9ations d\u2019entreprises, Le\u00a0Pen, d\u00e9plorant le manque criant de courage, s\u2019\u00e9crie\u00a0: \u00ab\u00a0La premi\u00e8re usine qu\u2019il faut faire en France, c\u2019est une usine \u00e0 couilles\u00a0!\u00a0\u00bb Oui, d\u00e9cid\u00e9ment, il va beaucoup nous manquer\u00a0!<br><br>JEAN-MARIE Le\u00a0Pen \u00e9tait non seulement cultiv\u00e9 et brillant mais courageux, au point d\u2019\u00eatre capable de prendre \u00e0 rebrousse-poil sa base militante, ses cadres et ses \u00e9lecteurs, s\u2019il l\u2019estimait n\u00e9cessaire. C\u2019est ce qu\u2019il fit lors de la Premi\u00e8re guerre du Golfe. Et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019on mesure que, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on r\u00e9p\u00e8te b\u00eatement, il \u00e9tait le contraire d\u2019un d\u00e9magogue. La facilit\u00e9 aurait voulu qu\u2019il adopt\u00e2t des positions atlantistes et qu\u2019il approuv\u00e2t une guerre contre des Arabes. Eh bien non, avec son intuition exceptionnelle et en prenant soin d\u2019\u00e9tudier de pr\u00e8s le dossier (il s\u2019\u00e9tait plong\u00e9 dans d\u2019\u00e9paisses encyclop\u00e9dies les premiers jours du mois d\u2019ao\u00fbt 1990), il avait compris la supercherie. Rien en effet ne fut plus sale, r\u00e9voltant et diabolique que cette guerre contre l\u2019Irak de Saddam Hussein o\u00f9, dans un premier temps (en 1990), on inventa le mensonge des b\u00e9b\u00e9s kowe\u00eftiens jet\u00e9s de leur couveuse par les soldats irakiens et o\u00f9, dans un second temps (en 2003), on diffusa la fable des armes de destruction massive de Saddam Hussein. Las, les seules armes de destruction massive dans cette affaire, ce furent celles des Am\u00e9ricains et de leurs alli\u00e9s qui s\u2019abattirent sur ce malheureux peuple et qui firent des centaines de milliers de morts et de bless\u00e9s si on tient compte en plus de l\u2019impitoyable blocus impos\u00e9 pendant des ann\u00e9es au pays et que rien ne justifiait. Eh bien Le\u00a0Pen sut, seul contre tous, d\u00e9fendre dans cette affaire la v\u00e9rit\u00e9 et la justice, quitte \u00e0 s\u2019ali\u00e9ner des soutiens, \u00e0 \u00eatre incompris d\u2019une partie de ses \u00e9lecteurs et de ses cadres. Qui est capable d\u2019agir ainsi\u00a0?<br>Autre acte de courage de Le\u00a0Pen\u00a0: quelques jours seulement avant le r\u00e9f\u00e9rendum sur Maastricht, le 20\u00a0septembre 1992, Mitterrand se fit op\u00e9rer d\u2019un cancer de la prostate dont le grand public d\u00e9couvrit alors l\u2019existence. On apprit bien plus tard par son m\u00e9decin personnel, le docteur Claude Gubler, qu\u2019il avait en fait ce cancer depuis 1981, et que tous les communiqu\u00e9s semestriels sur sa sant\u00e9 \u00e9taient mensongers. Le\u00a0Pen, invit\u00e9 sur un plateau de t\u00e9l\u00e9vision, juste avant la tenue du r\u00e9f\u00e9rendum, d\u00e9non\u00e7a imm\u00e9diatement la supercherie consistant \u00e0 apitoyer au dernier moment les prostatiques et les canc\u00e9reux et leurs proches pour obtenir leur vote en faveur de Maastricht. Il se fit rabrouer par tous les autres, et notamment par Kouchner qui d\u00e9non\u00e7a son inhumanit\u00e9, son ind\u00e9cence, sa brutalit\u00e9. Et pourtant l\u00e0 encore c\u2019est Le\u00a0Pen qui avait eu raison, seul contre tous. De mani\u00e8re machiav\u00e9lique, Mitterrand avait mis au dernier moment sa prostate et son cancer dans la balance pour que le oui l\u2019emport\u00e2t, ce qui h\u00e9las arriva.<br>Le\u00a0Pen a vu clair \u00e9galement tr\u00e8s jeune sur la question de l\u2019Europe de Bruxelles. En 1957, jeune d\u00e9put\u00e9, il refuse de ratifier le trait\u00e9 de Rome. Plus tard, il combattra vigoureusement les trait\u00e9s de Maastricht, d\u2019Amsterdam et de Nice, la Constitution europ\u00e9enne et le trait\u00e9 de Lisbonne. Il avait compris\u00a0\u2014 il avait lu Coudenhove-Kalergi et \u00e9tudi\u00e9 le parcours et les d\u00e9clarations de Jean Monnet\u00a0\u2014 que la construction europ\u00e9enne, telle qu\u2019elle se faisait, ne consistait pas \u00e0 \u00e9difier une nation europ\u00e9enne, ce qui e\u00fbt \u00e9t\u00e9 de toute fa\u00e7on utopique, mais contribuait \u00e0 d\u00e9faire les nations historiques, en \u00e9tant le cheval de Troie des Etats-Unis, du mondialisme et du cosmopolitisme. Son analyse l\u00e0 aussi \u00e9tait parfaitement juste. Les faits en ont amplement confirm\u00e9 depuis le bien-fond\u00e9.<br>Le\u00a0Pen a vu clair d\u00e8s sa jeunesse sur le communisme. Il fut toute sa vie un anticommuniste de choc. Il avait parfaitement compris que ce syst\u00e8me \u00e9tait totalitaire et liberticide, \u00e9conomiquement absurde, politiquement criminel, moralement abject, avec son asservissement non seulement des corps mais des \u00e2mes. Les faits lui ont l\u00e0 aussi largement donn\u00e9 raison. Le communisme a fait plus de cent millions de morts dans la monde. Et c\u2019est une estimation basse.<br>Le\u00a0Pen a eu raison d\u2019alerter d\u00e8s le d\u00e9but sur les dangers du sida \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019irresponsabilit\u00e9 criminelle des gouvernants socialistes a conduit au crime du sang contamin\u00e9 qui fit tant de victimes et o\u00f9 la seule chose qu\u2019on nous pr\u00e9sentait comme la panac\u00e9e pour lutter contre ce fl\u00e9au \u00e9tait le port du pr\u00e9servatif\u00a0!<br>Le\u00a0Pen a eu raison de fustiger la d\u00e9cadence morale, la loi Veil qui aura 50 ans ce 17 janvier, la pornographie, la d\u00e9natalit\u00e9, de vouloir aider mat\u00e9riellement et moralement les familles fran\u00e7aises.<br>Le\u00a0Pen a eu raison de d\u00e9noncer le fiscalisme, l\u2019exc\u00e8s des pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires pesant tant sur les particuliers que sur les entreprises et qui favorise le ch\u00f4mage, d\u00e9courage l\u2019initiative, l\u2019innovation, le d\u00e9passement de soi.<br>Le\u00a0Pen a eu raison de d\u00e9fendre les libert\u00e9s \u00e9conomiques, de combattre le dirigisme, le socialisme, tout en pr\u00f4nant un protectionnisme raisonnable pour aider les entreprises fran\u00e7aises face \u00e0 la concurrence mondiale.<br>Le\u00a0Pen a eu raison d\u2019alerter sur les dangers immenses de l\u2019immigration de masse et de son corollaire, l\u2019islamisation. Quand on voit aujourd\u2019hui la situation du pays, qui peut pr\u00e9tendre qu\u2019il a exag\u00e9r\u00e9, qu\u2019il s\u2019est tromp\u00e9\u00a0? L\u00e0 encore les faits lui ont donn\u00e9 raison.<br><br>SUR LE FOND, que peut-on politiquement reprocher \u00e0 Jean-Marie Le\u00a0Pen\u00a0? Il a fait son devoir d\u2019homme public en sonnant le tocsin, en avertissant des dangers pour mieux les conjurer. D\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, il disait qu\u2019il fallait absolument \u00e9viter la libanisation de la France\u00a0\u2014 et on ne voit que trop aujourd\u2019hui dans quel \u00e9tat est le pays du C\u00e8dre\u00a0!\u00a0\u2014, ne pas conduire une politique d\u2019immigration massive, source de tous les p\u00e9rils et qui mettait en cause l\u2019avenir m\u00eame de notre pays et de notre peuple. Que l\u2019a-t-on entendu\u00a0? Que l\u2019a-t-on \u00e9cout\u00e9\u00a0? Il a \u00e9t\u00e9 diabolis\u00e9, caricatur\u00e9, diffam\u00e9 alors m\u00eame qu\u2019il ne disait que la v\u00e9rit\u00e9, et que de surcro\u00eet il la disait avec talent et clart\u00e9. Et malheureusement cette diabolisation a \u00e9t\u00e9 des plus efficaces des d\u00e9cennies durant. Alors m\u00eame qu\u2019il \u00e9tait encore possible d\u2019inverser le cours des choses avant que fussent atteints des points de non-retour, tout a \u00e9t\u00e9 fait pour emp\u00eacher que les solutions simples et de bon sens que pr\u00e9conisait Le\u00a0Pen fussent mises en \u0153uvre. Et \u00e0 cet \u00e9gard, il ne faut pas s\u2019y tromper, ce n\u2019est pas le \u201cd\u00e9tail\u201d qui a d\u00e9clench\u00e9 sa diabolisation, c\u2019est son combat constant pour l\u2019identit\u00e9 et la souverainet\u00e9 de la France, sa lutte permanente contre la submersion migratoire, l\u2019euromondialisme et la d\u00e9cadence morale qui explique sa disqualification par les autres partis et hommes politiques. C\u2019est avant l\u2019affaire dite du \u201cd\u00e9tail\u201d que Jacques Chirac, alors Premier ministre de cohabitation, Mitterrand regnante, met en place \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale un \u00ab\u00a0cordon sanitaire\u00a0\u00bb\u00a0\u2014 c\u2019est l\u2019expression qu\u2019il utilisera\u00a0\u2014 entre ses d\u00e9put\u00e9s et ceux du Front national pour emp\u00eacher tout contact, toute relation, tout dialogue, et a fortiori toute entente ou toute alliance, entre les parlementaires de la majorit\u00e9 RPR-UDF de l\u2019\u00e9poque et ceux du parti de Jean-Marie Le\u00a0Pen. C\u2019est le B\u2019nai B\u2019rith qui, dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 le 26\u00a0mars 1986 dans le quotidien Le Monde, rappelait les engagements solennels pris devant cette puissante organisation isra\u00e9lite par des responsables nationaux du RPR et de l\u2019UDF de \u00ab\u00a0ne s\u2019allier en aucun cas avec le Front national\u00a0\u00bb. A l\u2019\u00e9poque, il n\u2019y avait eu ni le \u201cd\u00e9tail\u201d, ni le calembour \u00ab\u00a0Durafour cr\u00e9matoire\u00a0\u00bb. Il est donc chronologiquement inexact, historiquement faux, de pr\u00e9tendre, comme le fait la grande presse et comme le croit g\u00e9n\u00e9ralement le grand public, que la diabolisation du Menhir, sa mise hors-jeu de la vie politique \u201cnormale\u201d, est la cons\u00e9quence directe et exclusive de ses \u201cd\u00e9rapages\u201d. C\u2019est parce que Jean-Marie Le\u00a0Pen d\u00e9fendait \u00e9nergiquement la France et les Fran\u00e7ais qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 aussi violemment combattu, attaqu\u00e9, caricatur\u00e9, calomni\u00e9, tra\u00een\u00e9 devant les tribunaux, couvert d\u2019outrages.<br>La logique de l\u2019antiracisme, qui est en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019expression d\u2019une haine de la France traditionnelle et enracin\u00e9e, conduit \u00e0 l\u2019exclusion, \u00e0 l\u2019ostracisme de tous ceux qui refusent le Grand Remplacement des corps, des c\u0153urs, des cerveaux et des \u00e2mes. Les mondialistes pr\u00e9tendent lutter contre l\u2019id\u00e9ologie de haine et d\u2019exclusion de \u00ab\u00a0l\u2019extr\u00eame droite\u00a0\u00bb, mais c\u2019est eux-m\u00eames, selon la technique bien connue de l\u2019inversion accusatoire, qui refusent que les id\u00e9es et valeurs traditionnelles, ainsi que ceux qui les d\u00e9fendent, les illustrent et les promeuvent, aient droit de cit\u00e9. Et cette disqualification passe par le terrain m\u00e9diatique et politique, culturel, associatif voire sportif mais aussi judiciaire. Car la d\u00e9fense de la religion, de la patrie, de la famille, de la morale naturelle sont aujourd\u2019hui des d\u00e9lits sanctionn\u00e9s par la loi et r\u00e9prim\u00e9s par les tribunaux et cours de la R\u00e9publique (et pareillement de l\u2019Union europ\u00e9enne). D\u00e9fend-on le mariage entre un homme et une femme et le fait d\u2019avoir des enfants de mani\u00e8re naturelle et aussit\u00f4t est-on accus\u00e9\u00a0d\u2019\u00eatre homophobe, un d\u00e9lit puni d\u2019un an de prison ferme et de 45\u00a0000 euros d\u2019amende. Souhaite-on arr\u00eater puis inverser le courant de l\u2019immigration, d\u00e9fendre le principe de pr\u00e9f\u00e9rence voire d\u2019exclusivit\u00e9 nationale, restreindre les conditions de naturalisation, aussit\u00f4t est-on accus\u00e9 de racisme, de provocation \u00e0 la haine raciale, un d\u00e9lit puni des m\u00eames peines que l\u2019homophobie. Combat-on la th\u00e9orie du genre, le transsexualisme, les processus dits de transition et qui sont en r\u00e9alit\u00e9 des mutilations sexuelles souvent irr\u00e9versibles, aussit\u00f4t est-on accus\u00e9 d\u2019\u00eatre transphobe, un d\u00e9lit puni de la m\u00eame mani\u00e8re. Et on pourrait ainsi multiplier les exemples. Le simple bon sens est aujourd\u2019hui criminalis\u00e9.<br>Et c\u2019est parce que, toute sa vie, dans ses engagements publics, Jean-Marie Le\u00a0Pen a fait preuve de bon sens, a d\u00e9fendu politiquement le bien, le beau, le vrai, qu\u2019il s\u2019est heurt\u00e9 \u00e0 ce point \u00e0 la contradiction, aux oppositions, y compris les plus injustes et les plus haineuses. On r\u00e9p\u00e8te, y compris parfois jusque dans notre camp, que, s\u2019il n\u2019est pas parvenu aux responsabilit\u00e9s nationales, c\u2019est parce qu\u2019il ne voulait pas le pouvoir. Mais, comme il le disait lui-m\u00eame, on ne le lui a jamais offert sur un plateau. Et lorsqu\u2019il a atteint le second tour de la pr\u00e9sidentielle en 2002, le Syst\u00e8me paniqu\u00e9 a fait tout ce qu\u2019il fallait pour qu\u2019il en f\u00fbt priv\u00e9. Et puis de quel pouvoir parle-t-on\u00a0? S\u2019il s\u2019agit d\u2019appliquer la m\u00eame politique que ses adversaires, \u00e0 quoi bon entrer dans un gouvernement ou m\u00eame conqu\u00e9rir la pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique\u00a0? Comment peut-on mener \u00e0 bien une politique de renaissance nationale dans le cadre du Syst\u00e8me actuel\u00a0? C\u2019est radicalement impossible. Comment peut-on r\u00e9tablir la souverainet\u00e9 de la France, la ma\u00eetrise de son destin, de ses grandes politiques, et donc de ses choix budg\u00e9taires, dans le cadre de l\u2019euro et de l\u2019Union europ\u00e9enne\u00a0? Qui dit monnaie unique dit politique unique et pens\u00e9e unique. Comment r\u00e9tablir les fronti\u00e8res si elles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites par Schengen et l\u2019Acte unique qui promeuvent la libert\u00e9 des marchandises, des capitaux et des hommes au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne\u00a0? Comment r\u00e9tablir la peine capitale pour lutter contre le crime lorsque l\u2019on a sign\u00e9 des conventions europ\u00e9ennes et internationales qui interdisent le recours \u00e0 la peine de mort, m\u00eame pour les crimes les plus atroces\u00a0?<br>C\u2019est toute l\u2019imposture de la politique dite de d\u00e9diabolisation\u00a0\u2014 alors que c\u2019est le syst\u00e8me actuel qui est le diable, non ceux qui s\u2019y opposent\u00a0!\u00a0\u2014 qui postule qu\u2019en s\u2019alignant sur le vocabulaire, les m\u00e9thodes, les mots d\u2019ordre, la vision du monde, le mode de vie et de pens\u00e9e des adversaires, en ob\u00e9issant \u00e0 leurs interdits, en les int\u00e9riorisant, on peut n\u00e9anmoins am\u00e9liorer les choses et redresser le pays. C\u2019est un leurre, une illusion. Pis, c\u2019est une escroquerie et une trahison.<br><br>ALORS BIEN S\u00dbR il y a la question du \u201cd\u00e9tail\u201d. Parlons-en puisque tous les media en parlent. Il est d\u2019ailleurs \u00e0 noter que c\u2019est ce sujet qui est revenu le plus souvent depuis l\u2019annonce de la mort de Jean-Marie Le\u00a0Pen. Son \u201cn\u00e9gationnisme\u201d et son \u201cantis\u00e9mitisme\u201d. Tout tourne autour de cela, preuve une nouvelle fois de la centralit\u00e9 de la question juive. Les imb\u00e9ciles et les pleutres ont beau nous expliquer que ce n\u2019est pas important, alors comment se fait-il qu\u2019on en parle autant, de mani\u00e8re aussi obsessionnelle\u00a0? Jean-Marie Le\u00a0Pen a abord\u00e9, \u00e0 plusieurs reprises, dans sa tr\u00e8s longue carri\u00e8re politique, l\u2019histoire de la Seconde Guerre mondiale, en g\u00e9n\u00e9ral d\u2019ailleurs en r\u00e9ponse \u00e0 des questions. Le\u00a0Pen, et c\u2019est un d\u00e9faut aux yeux des politiciens du Syst\u00e8me, n\u2019aime pas mentir, ne sait pas mentir. Il dit ce qu\u2019il pense, m\u00eame si cela d\u00e9pla\u00eet. Et c\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9lu \u00e0 la magistrature supr\u00eame. Le Menhir, en homme intelligent et r\u00e9fl\u00e9chi, s\u2019\u00e9tant document\u00e9, avait bien compris que la version officielle et obligatoire de l\u2019histoire du dernier conflit mondial \u00e9tait instrumentalis\u00e9e contre le monde traditionnel, contre la France et l\u2019Europe historiques, qu\u2019elle \u00e9tait, pour reprendre la lumineuse expression de l\u2019ami Hannibal, \u00ab\u00a0la m\u00e8re de la r\u00e9volution arc-en-ciel\u00a0\u00bb (RIV. du 18\u00a0d\u00e9cembre 2024). Et c\u2019est facile \u00e0 comprendre pour qui se donne la peine d\u2019y r\u00e9fl\u00e9chir. Le Dogme de la Shoah est l\u2019un des motifs principaux (m\u00eame s\u2019il n\u2019est pas le seul) de notre impuissance et de notre d\u00e9cadence, de notre paralysie et de notre l\u00e9thargie. Les graves probl\u00e8mes (non r\u00e9solus) auxquels sont aujourd\u2019hui confront\u00e9s notre pays et notre peuple sont en grande partie la cons\u00e9quence directe de la contre-religion holocaustique.<br>Entend-on lutter contre l\u2019immigration de masse et organiser le retour des immigr\u00e9s extra-europ\u00e9ens dans leur pays d\u2019origine, aussit\u00f4t est-on accus\u00e9 de vouloir d\u00e9porter les \u00e9trangers comme nagu\u00e8re l\u2019on d\u00e9portait les juifs et donc de perp\u00e9trer un crime abominable. Souhaite-t-on d\u00e9fendre la famille, la natalit\u00e9 fran\u00e7aise et les valeurs traditionnelles, aussit\u00f4t est-on soup\u00e7onn\u00e9 de p\u00e9tainisme, id\u00e9ologie jug\u00e9e criminelle car, nous dit-on, complice des nazis et antis\u00e9mite. Proteste-t-on contre l\u2019ouverture excessive des fronti\u00e8res, la d\u00e9cadence morale, le r\u00e8gne de l\u2019\u00e9tranger, aussit\u00f4t est-on accus\u00e9 de reprendre le discours en vogue pendant les heures les plus sombres de notre histoire dont on sait o\u00f9 elles ont men\u00e9\u2026 Si nous n\u2019avons plus de d\u00e9fenses immunitaires pour nous prot\u00e9ger contre les agressions externes et la dissolution interne, contre la submersion et la subversion, contre l\u2019invasion et la corruption, si la nation, les familles, l\u2019arm\u00e9e, les corps interm\u00e9diaire sont en \u00e9tat de d\u00e9composition avanc\u00e9e, si plus rien ne semble avoir de sens, si nous sommes d\u00e9sarm\u00e9s, d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s, submerg\u00e9s, en voie d\u2019\u00eatre remplac\u00e9s, c\u2019est la cons\u00e9quence de l\u2019id\u00e9ologie des droits de l\u2019homme dont la religion de la Shoah est le ciment et le garant le plus puissant. Ce que les Fran\u00e7ais ne savent pas, c\u2019est que nous avons \u00e9t\u00e9 rendus impuissants. Depuis le jugement de Nuremberg, toute volont\u00e9 de r\u00e9surrection nationale, toute politique de l\u2019\u00e9nergie, ou simplement de la propret\u00e9, est frapp\u00e9e de suspicion. Car le nationalisme a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 au tribunal de l\u2019humanit\u00e9.<br>En pronon\u00e7ant ces petites phrases qu\u2019on lui a tant reproch\u00e9es, y compris dans notre camp, Jean-Marie Le\u00a0Pen essayait simplement de desserrer l\u2019\u00e9tau, de faire \u00e9merger la v\u00e9rit\u00e9, de lutter contre les r\u00e9flexes pavloviens, de r\u00e9habiliter le nationalisme. Il ne fallait pas lui en conter, lui qui avait connu la guerre et l\u2019occupation. Il ne prenait pas des vessies pour des lanternes et se refusait \u00e0 tout manich\u00e9isme, \u00e0 toute diabolisation sans nuances de l\u2019Allemagne et du national-socialisme accabl\u00e9s par les vainqueurs. Il avait compris que la criminalisation des nationalismes des ann\u00e9es 1930 et 40 \u00e9tait le moyen supr\u00eame de d\u00e9truire l\u2019ordre ancien, les nations historiques, les attachements \u00e0 un terroir, une lign\u00e9e, \u00e0 un sol, \u00e0 un sang, \u00e0 un peuple, \u00e0 des traditions, \u00e0 une religion. Si la France et l\u2019Allemagne avaient commis des crimes irr\u00e9missibles, alors il \u00e9tait logique de ne plus \u00eatre attach\u00e9s \u00e0 leur \u00eatre historique non plus qu\u2019\u00e0 leur avenir. Elles pouvaient dispara\u00eetre, se fondre dans un melting-pot plan\u00e9taire, renoncer \u00e0 leur sp\u00e9cificit\u00e9, \u00e0 leur existence autonome et souveraine, vendre leur \u00e2me. Et c\u2019est bien ce \u00e0 quoi nous assistons depuis d\u00e9j\u00e0 de longues d\u00e9cennies, \u00e0 l\u2019effacement de ce que furent la France et l\u2019Europe dans leurs composantes corporelles, intellectuelles et spirituelles, dans leur substrat ethnique et civilisationnel. Et cet effacement se fait \u00e0 tr\u00e8s grande vitesse.<br>Pour que les Fran\u00e7ais acceptent pareil programme, ou pour qu\u2019ils ne s\u2019en rendent pas compte, il faut leur faire peur. La crainte est le moteur de l\u2019histoire. Combien de fois ces derni\u00e8res d\u00e9cennies avons-nous rencontr\u00e9 de braves gens qui \u00e9taient d\u2019accord avec ce que disait Le Pen, avec les v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019il \u00e9non\u00e7ait, qui souscrivaient \u00e0 son analyse des p\u00e9rils migratoires et d\u00e9mographiques auxquels notre pays \u00e9tait confront\u00e9 et qui pourtant ne votaient pas pour lui car ils avaient peur\u00a0! Peur du halo de soufre qui entourait Le\u00a0Pen. Peur \u00e0 cause des valeurs de la R\u00e9publique dont on disait qu\u2019il voulait les d\u00e9truire. Peur de perdre leurs libert\u00e9s comme si nous ne les avions pas d\u00e9j\u00e0 perdues (la libert\u00e9 de penser, d\u2019\u00e9crire, de publier, de conduire librement et m\u00eame pendant le covid de circuler, de se r\u00e9unir ou d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9glise). Peur surtout \u00e0 cause des chambres \u00e0 gaz. Alors qu\u2019ils n\u2019en ont jamais vues, qu\u2019ils ne connaissent rien au dossier, qu\u2019ils seraient incapables d\u2019en expliquer le fonctionnement, qu\u2019il n\u2019y a jamais eu d\u2019expertise ni de la sc\u00e8ne de crime ni de l\u2019arme du crime, ils se sont r\u00e9sign\u00e9s \u00e0 voter contre leurs int\u00e9r\u00eats et contre leurs convictions. On a fait subir une entorse \u00e0 leur conscience, et ils ne s\u2019en sont pas relev\u00e9s. Quand on y r\u00e9fl\u00e9chit, tout cela est \u00e0 pleurer. Au nom de la chambre \u00e0 gaz, on accepte de se suicider et de suicider toute notre nation. Quelle folie\u00a0! Encore un effet prodigieux de ce que Louis-Ferdinand C\u00e9line appelait, apr\u00e8s avoir lu le livre de Paul Rassinier, Le Mensonge d\u2019Ulysse, dans un courrier \u00e0 Albert Paraz, le 8 novembre 1950, \u00ab\u00a0la magique chambre \u00e0 gaz\u00a0\u00bb. Et l\u2019auteur du Voyage au bout de la nuit d\u2019ajouter\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait tout, la chambre \u00e0 gaz\u00a0! \u00c7a permettait tout.\u00a0\u00bb C\u00e9line avait parfaitement raison sauf d\u2019utiliser l\u2019imparfait de l\u2019indicatif, marque, selon les grammairiens, d\u2019un temps r\u00e9volu. Car aujourd\u2019hui plus que jamais la chambre \u00e0 gaz permet tout\u00a0: elle permet d\u2019anesth\u00e9sier les peuples occidentaux, de g\u00e9nocider le peuple palestinien et de neutraliser les droites populistes et nationales. Et dire qu\u2019il est des imb\u00e9ciles pour pr\u00e9tendre que cette question n\u2019est pas centrale. A d\u2019autres\u00a0!<br><br>CETTE CENTRALIT\u00c9 de la \u201cM\u00e9moire\u201d, et son caract\u00e8re \u00e9minemment nocif et d\u00e9vastateur, Le\u00a0Pen l\u2019avait parfaitement compris. C\u2019est pourquoi il s\u2019est employ\u00e9, tel le petit poucet, \u00e0 semer des petits cailloux r\u00e9visionnistes. Il n\u2019a certes jamais totalement franchi le Rubicon publiquement sur le sujet mais il est quand m\u00eame all\u00e9 loin. Lors de cet entretien au Grand Jury RTL-Le Monde le 13\u00a0septembre 1987, la phrase importante pour comprendre sa pens\u00e9e sur la question n\u2019est pas sa c\u00e9l\u00e8bre formule\u00a0\u2014 \u00ab\u00a0le point de d\u00e9tail de l\u2019histoire de la Seconde Guerre mondiale\u00a0\u00bb\u00a0\u2014, d\u2019autant que, de quelle fa\u00e7on qu\u2019on la prenne, la question des chambres \u00e0 gaz est tout sauf un d\u00e9tail. La phrase essentielle est la suivante. Pouss\u00e9 par un journaliste \u00e0 s\u2019expliquer davantage, il d\u00e9clare, l\u00e9g\u00e8rement agac\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Voulez-vous me dire que c\u2019est une v\u00e9rit\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00e0 laquelle tout le monde doit croire, que c\u2019est une obligation morale\u00a0?\u00a0\u00bb Une telle d\u00e9claration ne laisse aucun doute\u00a0: il ne croit absolument pas \u00e0 la th\u00e8se officielle. Il ira encore plus loin dans la revue Bretons le 26 avril 2008. Aux deux journalistes, Didier Le Corre et Tugdual Denis, qui lui disent que le \u00ab\u00a0processus (mis en place par le national-socialisme) \u00e9tait de d\u00e9porter les gens, de les amener dans des camps juste pour les faire tuer\u00a0\u00bb, le Menhir r\u00e9pond du tac au tac\u00a0: \u00ab\u00a0Mais, \u00e7a, c\u2019est parce que vous croyez \u00e0 \u00e7a. Je ne me sens pas oblig\u00e9 d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 cette vision-l\u00e0. Je constate qu\u2019\u00e0 Auschwitz il y avait l\u2019usine IG Farben, qu\u2019il y avait 80\u00a0000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance ceux-l\u00e0 n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 gaz\u00e9s en tout cas. Ni br\u00fbl\u00e9s.\u00a0\u00bb Difficile d\u2019\u00eatre plus clair. Il ne fait aucun doute que Jean-Marie Le\u00a0Pen \u00e9tait r\u00e9visionniste. On r\u00e9p\u00e8te que c\u2019\u00e9tait par antis\u00e9mitisme. Mais c\u2019est trop facile. Rien ne le prouve. N\u2019est-ce pas plut\u00f4t parce que c\u2019\u00e9tait un passionn\u00e9 d\u2019histoire et qu\u2019il cherchait honn\u00eatement la v\u00e9rit\u00e9\u00a0?<br>Il est vrai qu\u2019il ne fallait pas le pousser beaucoup pour qu\u2019il abord\u00e2t avec passion et brio toutes ces questions essentielles. A peine l\u2019interview \u00e9tait-elle finie que \u00e7a partait. C\u2019\u00e9tait un r\u00e9gal. Lorsque Fran\u00e7ois Mitterrand le croise au Parlement europ\u00e9en de Strasbourg en janvier 1995, quelques mois avant sa mort, et qu\u2019ils s\u2019isolent tous les deux longuement pour parler librement, il ne fait aucun doute qu\u2019ils parlent alors du lobby juif dont Mitterrand, juste avant de quitter l\u2019Elys\u00e9e, le 17\u00a0mai 1995, d\u00e9noncera \u00ab\u00a0l\u2019influence puissante et nocive\u00a0\u00bb aupr\u00e8s de l\u2019acad\u00e9micien Jean d\u2019Ormesson dans le but \u00e9vident qu\u2019il rende publique apr\u00e8s sa mort cette consid\u00e9ration frapp\u00e9e au coin du bon sens. C\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9poque o\u00f9 le pr\u00e9sident socialiste devait faire face aux exigences de Klarsfeld qui lui enjoignait de d\u00e9clarer la France coupable de la d\u00e9portation des Juifs et o\u00f9, devant son refus, on sortit son pass\u00e9 p\u00e9tainiste, sa Francisque, son amiti\u00e9 avec Bousquet, autant de choses que le Tout-Paris connaissait depuis fort longtemps mais qui avait \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 mis sous le boisseau. L\u2019amiti\u00e9 de Le\u00a0Pen avec Dieudonn\u00e9, dont il deviendra le parrain d\u2019une des filles, a aussi certainement pour fondement le m\u00eame combat contre le lobby juif. Pendant des soir\u00e9es enti\u00e8res, ils ont d\u00fb s\u2019en donner \u00e0 c\u0153ur joie\u00a0!<br>S\u00e9gol\u00e8ne Royal a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la mort de Le\u00a0Pen\u00a0: \u00ab\u00a0On ne peut pas rendre hommage \u00e0 quelqu\u2019un qui a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour n\u00e9gationnisme\u00a0\u00bb. On est l\u00e0 au c\u0153ur du sujet. C\u2019est pourquoi il n\u2019y a pas eu d\u2019hommage \u00e0 Le\u00a0Pen, que les politiciens \u00e9taient si g\u00ean\u00e9s aux entournures. Comment dire du bien d\u2019un homme public qui n\u2019est pas pass\u00e9 sous les fourches caudines du CRIF, d\u2019un homme libre, sinc\u00e8re et courageux alors qu\u2019ils ne sont, eux, que des lavettes et des lopettes\u00a0? Au fond d\u2019eux-m\u00eames, en secret, beaucoup doivent avoir de l\u2019estime pour Le\u00a0Pen, pour ses qualit\u00e9s exceptionnelles dont ils sont totalement d\u00e9pourvus. Mais ce sont des esclaves, ils sont incapables de se lib\u00e9rer car ils ne pensent qu\u2019\u00e0 leur carri\u00e8re et \u00e0 leur tranquillit\u00e9 mais cette paix-l\u00e0 n\u2019est pas celle du Christ. Elle est celle du mensonge et de la compromission. Celle du Fils de perdition.<br><br>EN QUELQUES ANN\u00c9ES, nous avons perdu trois g\u00e9ants, trois hommes libres et debout\u00a0: Robert Faurisson le 21\u00a0octobre 2018, Pierre Sidos le 4\u00a0septembre 2020 et Jean-Marie Le\u00a0Pen le 7\u00a0janvier 2025. Nous avions eu l\u2019honneur et le bonheur de les r\u00e9unir \u00e0 notre banquet de Bagnolet pour les 65 ans de RIVAROL, le 9\u00a0avril 2016. Malheureusement Le\u00a0Pen, apr\u00e8s avoir sembl\u00e9 dire oui, n\u2019avait finalement pas souhait\u00e9 rencontrer publiquement Faurisson, sans doute pour des raisons d\u2019image, bien qu\u2019il n\u2019e\u00fbt pourtant plus rien \u00e0 perdre, \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 exclu du parti par sa fille, mais qu\u2019importe. Les trois ont pu se succ\u00e9der \u00e0 la tribune. Ce fut un enchantement de les entendre. Et c\u2019est un grand malheur qu\u2019ils nous aient quitt\u00e9s.<br>En effet, quel est aujourd\u2019hui l\u2019homme public de premier plan (ou m\u00eame de second plan) en France, en Europe ou en Occident qui serait capable de dire des choses comparables \u00e0 celles que disait Le\u00a0Pen sur toute une s\u00e9rie de sujets tabous\u00a0? Nous avons beau chercher, nous n\u2019en voyons aucun, absolument aucun. Et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019on mesure \u00e0 quel point nos libert\u00e9s ont recul\u00e9, \u00e0 quel point l\u2019air manque \u00e0 nos poumons et \u00e0 quel point la disparition du Menhir cr\u00e9e un grand vide. Nous sommes orphelins. Nous sommes inconsolables.<br>Jean-Marie Le\u00a0Pen a eu une long\u00e9vit\u00e9 politique exceptionnelle. Son premier mandat, celui de d\u00e9put\u00e9 poujadiste, date du 2\u00a0janvier 1956, son dernier, celui d\u2019eurod\u00e9put\u00e9, s\u2019est achev\u00e9 63 ans plus tard le 1er\u00a0juillet 2019. Le Menhir a r\u00e9guli\u00e8rement accord\u00e9 des interviews \u00e0 RIVAROL pendant soixante ans. La premi\u00e8re date de 1957, la derni\u00e8re de 2017. Et notre hebdomadaire, et c\u2019est le seul \u00e0 l\u2019avoir fait, a soutenu publiquement toutes les candidatures pr\u00e9sidentielles du Menhir, de la premi\u00e8re en 1974 \u00e0 la derni\u00e8re en 2007. Nous avons eu de temps \u00e0 autre des d\u00e9saccords, parfois vifs, comme lorsqu\u2019il a impos\u00e9 sa fille pour lui succ\u00e9der \u00e0 la t\u00eate du mouvement, ce dont il a \u00e9t\u00e9 bien mal r\u00e9compens\u00e9, mais il n\u2019y eut jamais de rupture profonde et d\u00e9finitive parce que Jean-Marie Le\u00a0Pen l\u2019a souvent dit, y compris dans le tome 2 de ses m\u00e9moires et lors de notre banquet de 2016, il appr\u00e9ciait RIVAROL, en go\u00fbtait la lecture, en approuvait beaucoup d\u2019analyses et de positions, et pas seulement quant \u00e0 la question du r\u00e9visionnisme historique.<br><br>LES DIX DERNI\u00c8RES ann\u00e9es de sa vie semblent en apparence avoir \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec car il a \u00e9t\u00e9 un p\u00e8re bafou\u00e9, exclu du parti qu\u2019il avait fond\u00e9 et si longtemps dirig\u00e9, plac\u00e9 dans l\u2019impossibilit\u00e9 de continuer une carri\u00e8re politique de premier plan. Ce qu\u2019aucun de ses adversaires ou de ses concurrents n\u2019avait r\u00e9ussi \u00e0 faire en soixante ans de vie politique, sa fille qui lui devait tout l\u2019a accompli\u00a0: l\u2019\u00e9liminer du d\u00e9bat public, le contraindre \u00e0 la retraite. Il a beaucoup souffert de ce mauvais traitement et les soucis de sant\u00e9 qu\u2019il a eus au printemps 2015, imm\u00e9diatement apr\u00e8s que son processus d\u2019exclusion du Front national fut enclench\u00e9, et qui n\u2019ont quasiment jamais cess\u00e9 depuis, jusqu\u2019\u00e0 sa mort il y a quelques jours, sont certainement la cons\u00e9quence, en partie au moins, de la pers\u00e9cution qu\u2019il a subie venant de la benjamine \u00e0 laquelle il avait tout donn\u00e9. Les trahisons familiales sont toujours les plus douloureuses. Mais, \u00e0 bien y r\u00e9fl\u00e9chir, ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es ont peut-\u00eatre finalement \u00e9t\u00e9 les plus f\u00e9condes, m\u00eame si elles furent plus discr\u00e8tes. Cela lui a d\u2019abord permis de revoir des connaissances, des amis, des camarades de combat, avec lesquels il s\u2019\u00e9tait brouill\u00e9 ou qu\u2019il avait m\u00eame parfois \u00e9ject\u00e9s du parti parce qu\u2019ils s\u2019opposaient \u00e0 sa volont\u00e9 de placer sa fille \u00e0 la t\u00eate du Front. Il reprit langue avec le fid\u00e8le Roger Holeindre, avec l\u2019ancien tr\u00e9sorier national Jean-Pierre Reveau, avec Carl Lang, avec Jean-Claude Martinez, participa \u00e0 diff\u00e9rentes activit\u00e9s de groupements de droite nationale et radicale, prenant la parole, donnant des encouragements, prodiguant des conseils. Le\u00a0Pen, il faut le savoir, r\u00e9pondait toujours de sa propre main aux faire-part de naissance, de bapt\u00eame, de mariage, de d\u00e9c\u00e8s qu\u2019on lui envoyait. Il \u00e9tait fid\u00e8le en amiti\u00e9 et se rendait consciencieusement aux obs\u00e8ques de ses amis et connaissances. De plus, il n\u2019\u00e9tait pas rancunier, au point souvent de se montrer indulgent, sinon bonasse, avec ceux qui l\u2019avaient trahi.<br>Cette derni\u00e8re p\u00e9riode de sa vie fut \u00e9galement marqu\u00e9e par l\u2019\u00e9criture de ses m\u00e9moires. Le tome 1, Fils de la nation, est consacr\u00e9 aux 44 premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie (1928-1972), jusqu\u2019\u00e0 la fondation du Front national le 5\u00a0octobre 1972, et raconte notamment avec beaucoup d\u2019\u00e9motion et de tendresse son enfance bretonne. Voil\u00e0 un monde traditionnel qui a \u00e9t\u00e9 englouti par la modernit\u00e9 et qui \u00e9tait pourtant si vivant, si attachant. Le Menhir avait manifest\u00e9 sa volont\u00e9 d\u2019\u00eatre inhum\u00e9 dans le caveau familial des Le\u00a0Pen \u00e0 la Trinit\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 reposent d\u00e9j\u00e0 ses parents, Jean et Marie, et ses grands-parents. Il les a rejoints ce samedi 11 janvier. Quand il parlait de sa mort, il avait de belles formules. De mani\u00e8re imag\u00e9e, il \u00e9voquait au loin le bruit des rapides qui l\u2019emporteraient. C\u2019est que Le Pen \u00e9tait aussi un po\u00e8te qui savait captiver et m\u00eame faire chavirer son auditoire. N\u2019avions-nous pas l\u2019enthousiasme d\u00e9bordant et le c\u0153ur br\u00fblant lorsque, muni d\u2019un simple micro-cravate, il arpentait la sc\u00e8ne et sans la moindre note nous racontait son enfance et sa jeunesse, le sol de sa maison en terre battue, les barques des marins battues par les flots, la terre et les morts, cette terre de France tant travaill\u00e9e, tant labour\u00e9e par les hommes au fil des si\u00e8cles, d\u2019o\u00f9 nous venons et o\u00f9 nous retournerons, ces terroirs et ces clochers qu\u2019il nous fallait aimer et prot\u00e9ger, ses soldats, ses paysans qui ont permis \u00e0 notre pays et \u00e0 notre peuple au prix de mille sacrifices d\u2019\u00eatre et de durer ?<br>Dans le premier tome de ses m\u00e9moires, Jean-Marie Le Pen consacre des pages \u00e9mouvantes au mar\u00e9chal P\u00e9tain qu\u2019il d\u00e9fend et r\u00e9habilite avec sinc\u00e9rit\u00e9, courage et conviction tout en se montrant tr\u00e8s critique sur De Gaulle, le plus grand commun diviseur des Fran\u00e7ais. Il est d\u2019ailleurs injuste de dire que Le\u00a0Pen a cherch\u00e9 \u00e0 diviser les Fran\u00e7ais alors qu\u2019il voulait au contraire les rassembler comme le Mar\u00e9chal avant lui. Le tome 2 de ses m\u00e9moires, Tribun du peuple, retrace les 47 ann\u00e9es suivantes (1972-2019) et tout particuli\u00e8rement ses presque quatre d\u00e9cennies de pr\u00e9sidence du Front national avec leur lot de succ\u00e8s et d\u2019\u00e9checs, avec les scissions et les trahisons, les espoirs et les d\u00e9ceptions.<br><br>MAIS AUSSI et surtout ce retrait de la vie publique l\u2019a conduit \u00e0 se rapprocher graduellement du Bon Dieu et \u00e0 retrouver la foi de son enfance qu\u2019il n\u2019avait pas compl\u00e8tement perdue mais qui \u00e9tait enfouie quelque part dans les tr\u00e9fonds de sa conscience. C\u2019est ainsi que, le 16 janvier 2021, dix ans jour pour jour apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la pr\u00e9sidence du Front national, il \u00e9pousa religieusement Jany. Son \u00e9pouse abjura m\u00eame le protestantisme juste avant la c\u00e9r\u00e9monie. C\u2019est l\u2019abb\u00e9 Philippe Lagu\u00e9rie, l\u2019ancien prieur de Saint-Nicolas, que Le\u00a0Pen connaissait et appr\u00e9ciait, qui les maria. Et surtout, le 14 novembre 2024, alors qu\u2019il est alit\u00e9 \u00e0 la clinique du Val d\u2019Or \u00e0 Saint-Cloud et qu\u2019il est tellement affaibli qu\u2019il semble n\u2019en avoir plus que pour quelques jours, Jean-Marie Le\u00a0Pen se confesse aupr\u00e8s du m\u00eame abb\u00e9, est extr\u00e9mis\u00e9, communie et re\u00e7oit la b\u00e9n\u00e9diction in articulo mortis \u00e0 l\u2019issue de laquelle, de sa propre initiative, il trouve encore la force de chanter de tout son c\u0153ur le cantique marial commen\u00e7ant par ces mots\u00a0: \u00ab\u00a0O Marie, \u00f4 m\u00e8re ch\u00e9rie, Garde au c\u0153ur des Fran\u00e7ais la foi des anciens jours. Catholique et Fran\u00e7ais toujours\u00a0\u00bb.<br>M\u00eame s\u2019il faisait c\u00e9l\u00e9brer chaque ann\u00e9e aux BBR une messe traditionnelle, latine et gr\u00e9gorienne selon le rite romain de saint Pie V et qu\u2019il chantait le commun \u00e0 gorge d\u00e9ploy\u00e9e, du Kyrie \u00e0 l\u2019Agnus Dei, le Menhir n\u2019avait pas communi\u00e9 depuis 80 ans, depuis son adolescence bretonne, depuis qu\u2019un pr\u00eatre, tr\u00e8s mal inspir\u00e9, en 1944, alors qu\u2019il avait \u00e0 peine seize ans, lui avait fait croire pour se d\u00e9barrasser de lui\u00a0\u2014 car il \u00e9tait tr\u00e8s indisciplin\u00e9\u00a0\u2014 que sa m\u00e8re \u00e9tait morte. En pleurs, fou de douleur, le jeune Le\u00a0Pen avait alors pris son v\u00e9lo, parcouru \u00e0 toute vitesse plusieurs dizaines de kilom\u00e8tres et en rentrant \u00e0 la maison avait trouv\u00e9 sa m\u00e8re vivante et en bonne sant\u00e9. Comment un homme de Dieu a-t-il pu agir ainsi, et ce d\u2019autant plus que le Menhir avait d\u00e9j\u00e0 perdu deux ans plus t\u00f4t son p\u00e8re dont il avait m\u00eame d\u00fb, \u00e0 14 ans, reconna\u00eetre le corps\u00a0? Cet odieux mensonge de la part d\u2019un eccl\u00e9siastique l\u2019avait tellement r\u00e9volt\u00e9, scandalis\u00e9\u00a0\u2014 il a toujours eu un caract\u00e8re entier\u00a0\u2014 qu\u2019il s\u2019\u00e9tait \u00e9loign\u00e9 de la pratique religieuse tout en croyant toujours en Dieu (il faisait dire des messes de requiem pour les d\u00e9funts) et tout en gardant un profond respect pour le Saint Sacrement (dont il ne s\u2019approchait pas, se sachant p\u00e9cheur) et la Sainte Vierge. N\u2019oublions pas que le culte de Marie et de sa m\u00e8re, sainte Anne, \u00e9tait tr\u00e8s profond en Bretagne lorsque Le\u00a0Pen \u00e9tait jeune. Il a assist\u00e9, enfant, aux Pardons de Sainte-Anne-d\u2019Auray. Mais depuis, tant dans sa vie priv\u00e9e que dans quelques-unes de ses d\u00e9clarations publiques, tout n\u2019\u00e9tait pas conforme \u00e0 l\u2019Evangile et au cat\u00e9chisme de son enfance.<br>Alors le Bon Dieu aura frapp\u00e9, toqu\u00e9 \u00e0 la porte de son c\u0153ur pendant 80 ans, sans se d\u00e9courager. Et c\u2019est lorsque le Menhir est devenu \u00e2g\u00e9 et malade, qu\u2019il avait de surcro\u00eet le c\u0153ur d\u00e9chir\u00e9 par la trahison de sa fille (de proches amis l\u2019ont m\u00eame vu pleurer) que le Christ s\u2019est fait entendre tant il est vrai que, comme l\u2019enseigne le psalmiste (psaume 50), Dieu se compla\u00eet dans les c\u0153urs bris\u00e9s et broy\u00e9s, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019orgueil s\u2019est \u00e9teint. \u00ab\u00a0Il faut beaucoup d\u2019humiliations pour un peu d\u2019humilit\u00e9\u00a0\u00bb disait la voyante de Lourdes, sainte Bernadette. Le\u00a0Pen \u00e9tait une personnalit\u00e9 imp\u00e9tueuse et imp\u00e9rieuse, au courage physique impressionnant, \u00e0 l\u2019\u00e9nergie indomptable, \u00e0 la force hercul\u00e9enne (lors d\u2019une soir\u00e9e de la Corpo de droit, alors jeune \u00e9tudiant, il avait r\u00e9ussi tout seul \u00e0 dessouder un radiateur en fonte\u00a0!) C\u2019est dans sa fragilit\u00e9, dans sa faiblesse, dans son isolement du c\u0153ur que le Bon Dieu l\u2019attendait, au cr\u00e9puscule de sa vie, pour lui administrer le viatique et le conduire, esp\u00e9rons-le, \u00e0 la patrie c\u00e9leste, lui qui a servi si longtemps, si enti\u00e8rement, si passionn\u00e9ment, si fougueusement, si amoureusement, sa patrie terrestre, de ses engagements militaires de jeunesse jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de sa vie publique.<br><br>POUR Le\u00a0Pen le combat est termin\u00e9. Il est entr\u00e9 dans son \u00e9ternit\u00e9. Le marin est enfin arriv\u00e9 au port. Prions pour qu\u2019il repose en paix. Dans le face \u00e0 face et le c\u0153ur \u00e0 c\u0153ur de la vision b\u00e9atifique. Dans ce Ciel o\u00f9 il retrouvera tous les saints qui ont fait la France, de saint Martin et son manteau jusqu\u2019\u00e0 sainte Jeanne d\u2019Arc et son \u00e9tendard qu\u2019il v\u00e9n\u00e9rait tant et dont il collectionnait les statues, de sainte Marguerite, la vierge de Paray, \u00e0 sainte Th\u00e9r\u00e8se, la vierge de Lisieux. Sans oublier le grand saint Louis, le mod\u00e8le du roi chr\u00e9tien. Tous les h\u00e9ros, les soldats, les laboureurs qui se sont battus, souvent avec le Sacr\u00e9-C\u0153ur sur la poitrine, pour que France continue. Oui, qu\u2019il repose en paix. Dans ce lieu de joie indicible o\u00f9 il n\u2019entendra pas les vocif\u00e9rations de ceux qui se r\u00e9jouissent de son tr\u00e9pas, o\u00f9 il n\u2019y a ni CRIF ni LICRA, ni BNVCA, ni mensonge ni trahison, ni maladie ni perfidie, ni souffrance ni ignorance, ni langueur ni lassitude, o\u00f9 tout est qui\u00e9tude, pl\u00e9nitude et b\u00e9atitude. Quel symbole que Le\u00a0Pen soit entr\u00e9 dans son agonie le jour m\u00eame de l\u2019Epiphanie, lorsque le Verbe fait homme se manifeste aux nations pa\u00efennes, o\u00f9 l\u2019Invisible se fait visible, o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 tressaille d\u2019esp\u00e9rance et d\u2019all\u00e9gresse car un Sauveur lui ouvre le Ciel\u00a0! Un Dieu qui se cache sous les traits d\u2019un enfant envelopp\u00e9 de langes et qui, dans sa grandeur rapetiss\u00e9e, dans son immensit\u00e9 dissimul\u00e9e, dans son infinit\u00e9 restreinte \u00e0 un petit espace, du berceau jusqu\u2019\u00e0 notre dernier souffle, n\u2019a de cesse de nous tendre les bras et de nous attirer \u00e0 Lui.<br>Oui, pour Le\u00a0Pen, le combat est termin\u00e9. Mais pour nous il n\u2019est pas encore achev\u00e9. Et il se fait m\u00eame de plus en plus difficile. La confirmation de la dissolution de Civitas par le Conseil d\u2019Etat, le 30 d\u00e9cembre 2024, et les attendus de la plus haute juridiction administrative (RIV. du 8 janvier 2025) sont fort inqui\u00e9tants pour l\u2019avenir. Tout ce qui s\u2019oppose de pr\u00e8s ou de loin \u00e0 la r\u00e9volution arc-en-ciel peut d\u00e9sormais \u00eatre dissous, interdit, pi\u00e9tin\u00e9, supprim\u00e9. D\u2019un trait de plume. Par un simple d\u00e9cret. Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une \u00e9cole, d\u2019une publication, d\u2019une association, d\u2019un parti, d\u2019un groupement, d\u2019une congr\u00e9gation. Les t\u00e9n\u00e8bres risquent donc de se faire encore plus \u00e9paisses. Mais qu\u2019importe, tout est gr\u00e2ce. Le\u00a0Pen n\u2019a rien l\u00e2ch\u00e9, rien c\u00e9d\u00e9 jusqu\u2019au bout. Imitons-le dans sa pers\u00e9v\u00e9rance, une magnifique disposition d\u2019esprit qui \u00e9tait aussi le nom du bateau de son p\u00e8re, Jean Le\u00a0Pen, mort en mer pr\u00e9matur\u00e9ment, ayant saut\u00e9 sur une mine en 1942. Ces oc\u00e9ans sur lesquels le Menhir a lui-m\u00eame tant navigu\u00e9 pendant sa vie, admirant la Cr\u00e9ation, contemplant le soleil, la lune et les \u00e9toiles, le bruit des vagues et du vent, le chant des oiseaux, le charme des embruns, la beaut\u00e9 d\u2019un ciel \u00e9toil\u00e9 et partageant cet ineffable sentiment de libert\u00e9 des marins fixant l\u2019horizon et confiant, pleins d\u2019abandon, leur destin\u00e9e et leur embarcation \u00e0 Marie, la Belle Dame que l\u2019on appelle l\u2019Etoile de la mer.<br>Soyons-en persuad\u00e9s\u00a0: rien ne peut se produire ici-bas sans que la Providence le veuille ou le permette. Alors n\u2019ayons pas peur, s\u00e9chons nos pleurs, retournons au labeur. L\u2019amour fervent, l\u2019esprit ardent, le c\u0153ur br\u00fblant.\u00a0<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/jean-marie-lepen-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/jean-marie-lepen-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4008\"\/><\/a><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00c9COUVREZ EN INT\u00c9GRALIT\u00c9 L\u2019\u00c9DITORIAL DE J\u00c9R\u00d4ME BOURBONRENDANT HOMMAGE \u00c0 JEAN-MARIE LE PEN Jean-Marie Le\u00a0Pen (1928-2025)\u00a0: un monument de la droite nationale fran\u00e7aiseCLIN D\u2019\u0152IL DE LA PROVIDENCE\u00a0? \u00a0Jean-Marie Le\u00a0Pen est mort le mardi 7 janvier 2025 \u00e0 midi, \u00e0 l\u2019heure canoniale de l\u2019Ang\u00e9lus, au moment m\u00eame o\u00f9 l\u2019Ex\u00e9cutif et les grands media rendaient solennellement hommage aux [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[2850,2849],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4007"}],"collection":[{"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4007"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4007\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4009,"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4007\/revisions\/4009"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4007"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4007"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/canadafirst.nfshost.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4007"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}